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 Compte-rendu de la bleusaille folklore

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Belle-Barbe
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MessageSujet: Compte-rendu de la bleusaille folklore   Lun 13 Nov 2017 - 7:49

Avant 12h, vous connaissez la chanson !
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MessageSujet: Re: Compte-rendu de la bleusaille folklore   Lun 13 Nov 2017 - 11:56

1) Le Toré

Le Toré est une sculpture du liégeois Léon Mignon (1847-1898). Le Toré a été sculpté entre 1879 et 1880. Cette sculpture a obtenu la médaille d'or au salon de Paris en 1880.
Elle fut installée le 27 juin 1881 aux Terrasses, entre le Pont Albert 1er et le boulevard d'Avroy, en plein centre de Liège, sur la rive gauche de la Meuse.

La nudité de son dompteur (prénommé Joseph) provoqua un scandale et la foudre de la presse catholique, notamment la Gazette de Liège. Les autorités, victimes du scandale, tentèrent de masquer les testicules de Joseph avec divers caleçons et feuilles de vignes, afin d’apaiser les tensions.

Dès lors, les étudiants liégeois firent du taureau leur mascotte, trouvant cette situation rigolote. Les autorités et les étudiants se firent la guerre durant quelques années au sujet du Toré, jusqu’à ce que les autorités comprennent que les étudiants ne lâcheraient pas l’affaire.
Ceux-ci trouvent moyen de choquer d’avantage en peignant les testicules du taureau pour les mettre encore plus en évidence.

Le premier cortège de la Saint-Torè eut lieu en 1949. De 1949 à 1966, la tradition fut maintenue. Les cortèges se succèdent, adoptant au fil des années des thèmes divers. Hélas, la politisation croissante de la vie universitaire et le comportement inadmissible de certains eurent raison de cette manifestation. Le cortège fut interdit en 1966. La fête ne fut plus dès lors célébrée que par quelques cercles, en circuit très fermés, il fallut attendre 1983 pour assister à la renaissance du cortège traditionnel.

Il est aujourd'hui toujours célébré lors de la Saint-Nicolas des étudiants et de la Saint-Toré. Les étudiants repeignent chaque année les testicules du taureau aux couleurs du comité du président de l'AGEL.

2)Les Terrasses

En 1870, le quartier résidentiel des Terrasses et du parc d'Avroy est construit sur l'ancien port urbain et l'île séparant les Guillemins du Boulevard Piercot par Guillaume-Hubert Blonden. Les Terrasses sont sur l'île tandis que l'étang du parc d'Avroy constitue la seule relique du port

Le bœuf au labour (Mignon, entre 1885 et 1886), du même côté que le Toré en regard de celui-ci représente tout comme le Toré le travail de l'agriculture, c'est pourquoi ils sont présent du côté terre.

Le cheval cabré (Jules Halkin, 1885)et le cheval dompté (Alphonse de Tombay, 1885) quant à eux, représentent le transport de marchandises par voie fluviale (à l'époque) et sont donc présent du côté Meuse.

Les quatre statues ont également une signification générale, elles représentent toute la domination de l'homme et sa force par rapport à l'animal. Elles sont disposés sur les Terrasses afin de représenter deux aspects : Le premier, cité ci-dessus, de la domination de l'homme sur l'animal, l'autre séparant le travail du halage et le travail de la terre.

3) Place du XX août

On retrouve sur la Place du XX Août le bâtiment central de l’Université de Liège (ULg/ULiège) ainsi que la statue d’André Dumont. Le bâtiment de L’Université de Liège abrite l’Administration (centrale pour l’ensemble des facultés) et la Faculté de Philosophie et Lettres.

Anciennement appelée place de l’Université, elle fut renommée place du XX Août afin de commémorer les événements s’étant déroulés entre la nuit du 20 août et le matin du 21 août 1914. Rappelons que ces dates précèdent l’arrivée de l’armée allemande sur le sol belge de 16 jours, Liège étant tombée sous domination allemande dès le 7 août.

La nuit du 20 août fut donc tristement célèbre pour avoir vu 29 civils tués par l’armée allemande, qui prétexta avoir été provoquée par certains membres de la population.
Parmi ces 29 victimes, 17 ont été choisies au hasard dans la population et fusillées sur la place même. Aujourd’hui encore, une plaque commémorative rappelle les noms de ces innocentes victimes. En dehors des victimes civiles, on notera également la destruction des bâtiments de la Société libre de l’Émulation (où se situe actuellement le théâtre de Liège) ainsi que de la bibliothèque. Les bâtiments de l’université ayant été quant à eux pillés.

C’est donc en l’hommage des victimes que la place fut ainsi renommée. Toutefois, on peut sentir une forme de rancœur à l’encontre de l’armée allemande à la fois dans cet acte mais également dans la façon dont la plaque commémorative a été rédigée : “sur cette place dans la nuit du 20 août 1914, les Allemands ont sans provocation brûlé 20 maisons et fusillé 17 personnes”. En observant ainsi ces faits de plus d’un siècle, on peut se réjouir du progrès social apporté par l’Europe au sortir de la seconde guerre mondiale. Car aujourd’hui, le nom du XX Août n’est plus une exhortation contre l’Allemagne, mais simplement contre la barbarie de la guerre.

Depuis 1993, la fête de la Saint-Nicolas se déroule sur la place du XX Août. Elle se déroulait le premier mardi de décembre mais depuis 2008, elle a lieu le premier lundi.

4) La statue d'André Dumont

La Statue d’André Dumont (1809-1857) a été érigée sur la Place en 1853. Elle est l’oeuvre d’Eugène Simonis. Elle remplace la statue d’André Grétry qui, elle, fut déplacée en 1866 devant le théâtre royal. André Dumont était un géologue et minéralogiste né et mort à Liège. Il fut professeur à l'Université de Liège de géologie et de minéralogie. De 1855 à la fin de sa vie il sera même recteur de l'Université. Il est surtout connu pour avoir établi la première carte géologique belge, ce qui a permis de trouver notamment les parties intéressantes du sol regorgeant de houille. Cette dernière a fait la richesse de la Wallonie durant de nombreuses années.

La statue est restée sur la place lors de la Seconde Guerre Mondiale. Lors des événements du 20 et du 21 août, les innocentes victimes furent fusillées devant la statue et on peut encoe apercevoir sur son socle les projections des balles qui ont été tirées. Sur la statue, le doigt d'André Dumont pointe vers le sol pour rappeler ses compétences de géologue.

5) La passerelle

La Passerelle de la Régence, connue également sous le nom de Passerelle Saucy, est un pont en arc dédié à la traversée de piétons. Franchissant la Meuse, elle relie la rue de la Régence et le boulevard Saucy. La construction de la première Passerelle de la Régence fut achevée en 1880. Elle fut malheureusement détruite en 1940 par l’armée belge pour des raisons stratégiques. Sa reconstruction fut achevée en 1949.

Un projet aspirant à transformer la passerelle pour permettre le passage de plus grands navires fut considéré dans le courant des années 80. Il impliquait également la privatisation de la passerelle le long de laquelle des magasins auraient été érigée. Ce projet fut néanmoins avorté. Des suites d’un accident fluvial, la passerelle sera en rénovation de 2008 à 2012.

6) Pont des Arches

Selon Jean D’Outremeuse, un chroniqueur liégeois du XIVe siècle, un premier pont de bois aurait été construit en 811 par Ogier le Danois. Nous ne pouvons affirmer la véracité de cette déclaration car l’auteur avait tendance à mêler histoire et fiction.

Nous pouvons par ailleurs affirmer que le premier pont des Arches date du début du XIe siècle. Il était composé de 7 arches, d'où son appellation. A cette époque, le pont  s’étant de la rue du pont jusqu’à la chaussée des Prés en Outremeuse et est bordé de maisons qui contribuent à la vie commerciale et artisanale de Liège. À l’époque, le pont participait à l’aide de sa tour au système défensif de la cité. Ce pont a été emporté en 1409, suite à une débâcle excessive.

Le deuxième pont des Arches fut long à construire (1424 - 1446) pour cause de problèmes financiers. Se situant au niveau de la rue Neuvice, il était protégé militairement et religieusement. Il y avait des immeubles sur le pont qui se transformèrent petit à petit en rue. Le pont sera fragilisé par le poids des habitations et enfin emporté par une inondation.

Le troisième est financé par des impôts et des taxes sur les foyers et la bière.  Sa construction se fera de 1648 à 1657 à son emplacement initial. Dorénavant, les habitations sur le pont ne sont plus autorisées . Seule une chapelle y sera construite à l’hommage de Sainte Barbe. Plus tard, le prince-évêque Maximilien-Henri décidera  tout de même d'y bâtir une tour fortifiée, construction à buts militaires. En 1795, lorsque Liège est rattaché à la France, le pont aura le nom de "Pont de la Victoire", jusqu'en 1815 (date à laquelle la Belgique se rattache aux Pays-Bas) où il reprendra son nom de base.

Ce troisième pont a été démoli en 1859 pour faire place le 29 octobre 1860 à un quatrième pont, mieux adapté au trafic fluvial et routier qui sera inauguré par le roi Léopold 1er. Il se compose de 5 arches et de 8 statues. Quatre représentent la Meuse et ses affluents; les quatre autres constituent des allégories de l´agriculture, du commerce, de l´industrie et de la navigation. Ce pont sera détruit pendant la 1ère guerre mondiale pour freiner l'avancée des troupes allemandes. L'occupant allemand y construit une passerelle à la place.

Un cinquième pont de remplacement sera construit pour l’exposition internationale de 1930, certains vestiges de statues y seront remis et le pont est construit sur base d'une structure métallique. Il sera détruit, à nouveau, pour freiner les armées allemandes. Un pont de bois provisoire le remplacera.

Le 6ème pont des Arches, celui qu'on connaît actuellement, sera enfin construit en 1947.

7) Tchantchès

Tchantchès est né à Liège, de façon miraculeuse, le 25 août 760 : il vint au monde entre deux pavés du quartier d’Outre- Meuse (actuellement République Libre d’Outre-Meuse).  Dès son entrée dans la vie, il entonna le chant: « Allons, la mère Gaspard, encore un verre ! », ce qui étonna les gens.

C’était un bébé joufflu, goulu, qui riait sans cesse. Toutefois, l'eau l'effrayait. Son père adoptif lui faisait sucer un biscuit trempé dans du peket.

Lors de sa cérémonie du baptême, la sage-femme lui cogna si malencontreusement le nez sur le bord des fonts sacrés que son nez se mit à s’allonger démesurément et sa tête devint si ridicule qu'elle servit de masque lors des carnavals. 

Plus tard, atteint de la rougeole, le bambin fut obligé de prendre de l’eau ferrugineuse: il avala un morceau de fer à cheval qui lui resta dans le gosier.  Dès lors, il ne sut plus tourner la tête que de gauche à droite et de droite à gauche, il dut désormais se mettre à plat ventre pour fixer le sol et sur le dos pour regarder en l’air. 

A cause de son grand nez, Tchantchès hésita d’abord à sortir de chez lui, mais bientôt, son instinct de liberté lui fit affronter la foule et il s’offrit à faire Saint-Måcrawe (c’est-à-dire à être porté tout barbouillé de noir de suie sur une chaise à porteurs soutenue et escortée par tous les gens du quartier). Cet événement mémorable eut lieu la veille de l’assomption de l’an 770.  Il connut le grand triomphe et s’aperçut bientôt que la laideur, accompagnée de l’esprit et de bonté d’âme, sait se faire aimer.  Depuis ce jour, il fut sacré « Prince di Dju d’là Mouse » (Prince d’Outre-Meuse).

Un jour, en flânant au bord de la Meuse, il fit la rencontre de l’Evêque Turpin et de Roland, neveu de Charlemagne.  Turpin morigénait Roland sur ses déplorables résultats en latin. Tchantchès, avec son impertinence habituelle, intervint dans la conversation et, pour mettre d’accord maître et élève, prononça cette sentence profonde : «Oui, Seigneur Chevalier Roland, le latin ne sert à rien du tout, mais est très utile quand même». «Quel est ce manant?» demande Roland. «Tchantchès, Prince de Dju d’là Mouse, pour vous servir Seigneur Chevalier». L’Evêque Turpin regarda notre ami avec complaisance: «Eh bien, Tchantchès, je vais te présenter céans au grand Empereur Charlemagne, tu serviras dorénavant de compagnon à son neveu Roland ». Et c’est ainsi que Tchantchès fut introduit à la cour de Charlemagne. Vint la brillante expédition d’Espagne.

L’histoire fourmille d’anecdotes très intéressantes, montrant le degré d’intimité que Tchantchès avait pour Charlemagne. C’est ainsi qu’un jour, il entra délibérément dans la tente de l’Empereur qui prenait un repas de grand gala et qui lui dit en avalant une bouchée: «Que veux-tu Tchantchès? Laisse-moi manger!». Une autre fois encore, il sert de chambellan à l’auguste guerrier : «Sire Empereur, l’Ambassade du noir nègre, Roi de Marsille, désire vous parler». "A combien sont-ils?» «Ils ne sont qu’à un.» «Alors qu’ils entrent tous par deux et que le dernier ferme la porte.   Tchantchès ne quittait Charlemagne et Roland ni la nuit ni le jour: en toutes circonstances, dans les conseils privés et sur le champ de bataille, toujours il était là pour les aider de ses avis judicieux ou de ses terribles coups de tête, car Tchantchès était le champion des soukeus de Dju d’là Mouse.

Voici la façon de combattre de Tchantchès: sans lance, sans épieu, sans épée, pour gonfanon un mouchoir rouge autour du cou, pour bouclier, son sarrau bleu, pour heaume, sa casquette de soie noire ajustée en un tour de main sur son crâne solide comme du roc. Il crache dans ses mains, empoigne l’adversaire par les deux épaules, et pan! En plein dans le sternum, lui lance un coup de tête qui lui brise les côtes et l’envoie dans un monde meilleur. Nulle cuirasse, si solide soit-elle, ne peut résister à ce magistral bélier; tout homme atteint par Tchantchès est un homme mort, et lui-même, grâce à son nez béni, est invulnérable.  Pendant la bataille de Roncevaux, Roland trop téméraire, envoya dormir Tchantchès, qui bâillait durant le combat et qui, pour sa part, avait fracassé les côtes d’au moins trois mille Sarrasins.  Ce fut la seule cause du fameux désastre. Quelle que ne fut pas la douleur du héros liégeois en contemplant avec Charlemagne, le corps inerte du preux Roland! Pour mieux témoigner de sa tristesse, il ôta sa casquette et s’arracha des poignées de cheveux (c’était la coutume à l’époque) en prononçant cette homélie funèbre: "Sire Empereur, votre vaillant neveu a s’daye, nous le vengerons! »

Tchantchès accompagna son maître au siège de Saragosse et ce fut lui qui franchit le premier les remparts de la ville. De retour à Aix-la-Chapelle avec la Cour Impériale, il assista au châtiment du traître Ganelon. Ce félon devait être écartelé, mais Tchantchès s’y opposa. Il voulut et obtint que le comte infidèle fut noyé dans une cuve d’eau distillée, supplice que notre homme trouvait le seul logique, en l’occurrence, parce que bien souvent à Liège il avait entendu chanter: "Lâche, va-t-en, je te renies. A toi l’opprobre et le mépris!» Ce qu’il comprenait ainsi: «à toi l’eau propre et le mépris".

Tchantchès, malgré les objurgations de l’Empereur, revint dans sa bonne ville de Liège et ne se consola jamais d’avoir dormi pendant la dernière phase de la bataille de Roncevaux.  Après une franche ripaille, il mourut de la grippe espagnole et fut enterré à l’endroit même où s’élève son monument, Place de l'Yser. Rien n’a pu le terrasser, ni même l’amour, car il resta célibataire, ni même la vieillesse, il s’éteignit à l’âge de 40 ans! Regretté par toute la population, il est resté le prototype du vrai liégeois: mauvaise tête, esprit frondeur, grand gosier, ennemi du faste et des grandes cérémonies, farouchement indépendant, mais cœur d’or et prompt à s’enflammer pour toutes les nobles causes.

A-fond sympathie :
Une histoire raconte la légende de Marcatchou et Tchantchès. Marcatchou était surnommé le roi des pêcheurs, et un jour, alors qu’il pêcha au bord de la Meuse, il aperçut Tchantchès pêchant sur l’autre rive. La journée durant, Marcatchou réussi à attraper énormément de poissons, alors que Tchantchès ne fit aucune prise. Ce dernier, désirant laver son honneur, traversa la Meuse à la nage, et décida de régler le différend par un àfond au pékèt. Marcatchou accepta, et les deux compères finirent par manger le poisson ensemble, et par boire jusqu’à plus soif. Lors de leurs nombreux àfonds, les deux compères étant trop fiers et respectueux l’un de l’autre, ils ne voulurent tout deux pas finir leur verre avant l’autre, d’où la naissance de l’àfond sympathique (où l’on garde son verre aux lèvres jusqu’à ce que tout le monde ait fini).

Cool Fontaines Montefiore

Hortense Montefiore-Bischoffsheim (1843-1901) est une philanthrope belge, originaire de Esneux. En 1888, la SPRA, pour ses 25 années d'anniversaire, voulait faire un don à la ville de Liège. Hortense s'en chargea et offrit 10 fontaines à la ville de Liège, à une époque où l’eau potable n’était pas disponible partout. Elle renouvela son geste 3 ans plus tard en 1891.
Les 10 premières statues sont reconnaissables par la présence d’une petite statuette sur leurs dessus représentant une boteresse (femme portant la lessive sur son dos dans un panier en osier), alors que les dix dernières sont surplombées d’une porteuse d’eau.
Chaque fontaine, comporte trois étages : le plus bas est consacré aux chats et chiens, celui du milieu était pour les chevaux et le plus haut pour les oiseaux.

9) Palais Curtius

Jean Curtius garde son palais jusqu'à ce que la Ville de Liège le rénove en 1901. En 1909, il se change en musée, puis en monument en 1950. Certaines pièces et décorations (dont les cheminées du 1er étage et la peinture murale du rez de chaussée) du monument sont considérés comme bâtiments exceptionnels en 2009. Plus tard, 4 musées sont annexés au musée initial pour laisser place au Grand Curtius.

10) Montagne de Bueren  

En quelques lignes :
Reliant le centre-ville à la citadelle, la montagne de Bueren est un escalier de 374 (375 de l'autre côté). Il fut construit à la fin du 19ème siècle en guise de raccourci pour les soldats qui se rendaient en centre-ville depuis la citadelle (les escaliers comportaient 44 marches à cette époque). La deuxième raison était pour ne pas que les soldats passent par le quartier des prostituées. Il doit son nom à Vincent de Bueren qui organisa la défense de Liège contre une offensive menée par le duc de Bourgogne au 15ème siècle, et honore la mémoire des 600 soldats qui furent tués lors de cette bataille.

Plus précisément :Les montagne de Bueren joint la rue Hors-Château, sur sa gauche,  à flanc de coteau, se situe l'impasse des Ursulines. Les dites marches mènent à la rue du Péri et à la Citadelle.
En mars 1875, une décision est prise par  le conseil communal de Liège. On décider d’ériger cet imposant escalier en souvenir de Vincent de Bueren (+/- 1440-1505).
Cet homme était un noble d'origine gueldroise qui défendait Liège avec hardeur contre le duc de Bourgogne aussi surnommé Charles le Téméraire.

L'Histoire des 600 franchimontois :
De nombreuses Révoltent subsistent en octobre 1468 et  l'évêque s'échappe de la cité épiscopale. Cependant les Liégeois le rattrapent à Tongres et le ramènent à Liège. Celui-ci fait irrite son cousin, le duc de Bourgogne pour qu’il puisse ramener l'ordre et asseoir son autorité sur la ville de Liège.
Le 22 octobre, une milice liégeoise tente d'enrayer la progression de l'armée bourguignonne et se fait écraser à Lantin.
Le 26 octobre, une attaque tente encore de déloger les soldats ennemis des faubourgs de la ville. En désespoir de cause, Gosuin de Strailhe et Vincent de Bueren rassemblent les dernières forces disponibles, dont fait semble-t-il partie un important contingent venu du pays de Franchimont, pour une dernière tentative nocturne.
Dans la nuit du 27 au 28 octobre, le petit groupe d'hommes monte vers Sainte-Walburge, où est établi le campement des ennemis. Ils comptent sur l'effet de surprise pour capturer le duc de Bourgogne et Louis XI et ainsi inverser le rapport de force. Arrivés sur les lieux, les hommes parviennent à maîtriser les sentinelles, mais ils perdent du temps à combattre les soldats bourguignons plutôt que de se rendre là où les chefs logent dans le camp. Ceux-ci ont donc le temps d'organiser une contre-offensive.
Le lendemain, en guise de représailles, la ville de Liège fut mise à sac et incendiée. Il est dit que cet incendie dura sept semaines.

11) Le perron et la place St Lambert

Le Perron liégeois est une colonne sur une estrade (perron), symbolisant dans tout le pays de Liège, depuis le Moyen Age, la droiture de la justice et la fierté des libertés. Du perron étaient proclamés les nouvelles et les actes du pays. Le monument initial a été embelli. De haut en bas, on y voit désormais : une croix, une pomme de pin allégorie de l'éternité, trois Grâces, le perron lui-même sur son estrade de trois marches, des lions images de souveraineté, et plusieurs étages d'une fontaine( dessinée par Jean Del cour pour soutenir le perron). Il faut dire que le Perron fut réaménagé par Jean Del court en 1697
Les origines du perron ne sont pas clairement définies. Dès le XIII ème siècle, c'est au pied de cette colonne de pierre qu'on aurait rendu justice. Le mot « perron » ne viendrait-il pas du latin « pietra », signifiant « pierre » ?
Début du perron il fut sculpté en 638 ap. J-C par l'artiste aux plusieurs casquettes François Walthéry, le Perron représente la fierté phallique des liégeois, c'est un peu notre mojo, la figuration de cette tension sexuelle érigée vers le firmament, pointant l'infini, dure comme le roc, majestueuse mais lourde, bienveillante mais puissante, bref... une quequette, quoi.
Au Moyen Âge, il symbolisait les libertés et privilèges dont bénéficiait la principauté de Liège. Au fil de l'histoire, quand le pouvoir communal se démocratise en passant des mains de l'évêque et des patriciens à celles des corporations professionnelles ou métiers, le monument devient l'emblème de l'autonomie de la ville. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, un acte officiel n'a de valeur que s'il est « crié » au pied du perron. Le perron matérialise donc les prérogatives et la juridiction du prince-évêque. C'est à cet endroit que sont proclamés ses édits.

En 1468, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire met la ville à sac. Il fait démonter le perron de son socle pour l'emmener à Bruges, où il est exposé comme témoin de l'anéantissement du Pays de Liège.
En 1477, Charles le Téméraire est battu avec son armée devant Nancy il décédera lors de cette bataille. L'année suivante, sa fille, Marie de Bourgogne, restitue le perron aux Liégeois.
Marie de Bourgogne y fera gravé sur une de ses faces en latin un texte.

Charles le Téméraire voulait que Bruges (qui était une ville de bourgogne à l’époque) et la Bourgogne se rejoignent et c’est pour ça qu’il fit ça à Liege. N’étant pas content de la rébellion des liégeois il mit le feu à la ville.
=> pas sure de ce que j’ai noté

La place Saint-Lambert est le berceau de la ville. C'est à partir de ce lieu qu'ont grandi le village néolithique, la villa gallo-romaine, le monasterium (groupement de petites églises) mérovingien, la cité carolingienne, la Cathédrale de Notger, la Cathédrale gothique et même le centre du bassin charbonnier et métallurgique du XIXe siècle.
Le destin de Liège s'est scellé le jour où Lambert, évêque de Tongres, y a été assassiné en 705. Le lieu devient alors un centre de pélerinage qui abouti à l'extension de la Cité.
Dès la seconde moitié du XIIIe, Liège devient une agglomération importante au confluent de la Légia, un des bras de la Meuse.
En 972, un nouvel évêque arrive : Notger qui fit ériger une Cathédrale et entoura la ville de remparts (L'actuelle place Saint-Lambert présente d'ailleurs des traces de cette ancienne Cathédrale, tout comme le choeur érigé durant l'année 2000).
Du XIe siècle au début du XIXe siècle, la place n'existait pas réellement puisqu'elle était occupée par des cathédrales qui ont été successivement détruites et reconstruites face au Palais. La dernière Cathédrale a été incendiée en 1789 et déblayée en 1821 permettant l'aménagement d'une place Saint-Lambert en 1827.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle devient d'ailleurs un important centre de convergence du trafic grâce à l'ouverture de grandes percées (dont la rue Léopold) et de l'arrivée des transports en commun et notamment du tram utilisant la place comme rond-point.
Au XXe siècle, la place devint un passage obligé pour les automobilistes transitant par la cité ardente, d'où les projets des années 60 et 70 de la transformer en grands carrefour, parfois souterrain, parfois en surface, ...
Plusieurs projets se succédent mais aucun n'aboutit jusqu'à l'arrivée de Strebelle qui proposa un schéma directeur, fruit d'un long consensus (et permettant la sauvegarde des vestiges archéologiques).
Pendant 30 ans, les travaux de la place Saint-Lambert ont engendré des polémiques et des modifications de projets. La ville fût privée de son coeur, ce qui a certainement nuit au commerce, au tourisme et à l'image de Liège.

12) Opéra, Statue d'André Grétry

Le théâtre royal de Liège est inauguré le 4 novembre 1820 à l’emplacement de l’ancien couvent des dominicains légué par Guillaume d’Orange à la ville en 1816. Il subite une importante rénovation de mars 2009 jusqu’à sa réouverture le 19 septembre 2012 afin de restaurer le bâtiment historique à l’identique et y ajouter une extension agrandissant la hauteur de la cage de scène.

Devant l’Opéra de Liège se trouve la statue d’André Grétry, le célèbre compositeur liégeois connu pour ses airs d’opéra. André Grétry écrira plus d’une quinzaine d’opéras et une quarantaine d’opéras comiques, il passera pour un expert en la matière durant la seconde moitié du 18ème siècle. Protégé de Napoléon, il recevra notamment la Légion d’Honneur. Il s’éteindra en 1813 à l’âge de 72 ans. C’est en 1842 que sa statue est inaugurée en sa mémoire place de XX-Aout avant d’être transférée place de l’Opéra en 1866.
Conformément à ses dernières volontés, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris, mais son cœur a été rapatrié à Liège. Celui-ci, contenu dans une urne scellée, a été offert à l’Opéra Royal de Wallonie et à la ville de Liège et placé dans le piédestal de la statue.

13) Vîanae d’Île et la Vierge Del Cour

‘Vianave d’Île’ est une expression wallonne reprise pour désigner cette artère depuis le XIIIe siècle. EN effet, en wallon, « Vinâve » signifie « quartier » ou « rue principale » ; cette expression signifiante donc « la rue principale de l’Île formée par les bras de la Meuse correspondant aujourd’hui à la rue de l’Université, le boulevard de la Sauvenirère et le boulevard d’Avroy. Aujourd’hui, l’Île correspond au Quartier latin de Liège, reprenant notamment l’Université de Liège ainsi que la cathédrale Saint-Paul.
En 1696, la Vierge à l’Enfant – ou « Vierge Del Cour » - est sculptée par Jean Del Cour dans un style baroque et les plis de ses vêtements symbolisent son élévation au ciel. EN 1854, la fontaine sur laquelle la Vierge repose en regardant vers la cathédrale est érigée ; la plaque de bronze sur le socle comporte une femme, symbolisant la ville de Liège, embrassant le perron et couronnée par un ange, symbolisant la religion. La Vierge Del cour aurait été enduite de cire pour la faire passer pour le moule du monument. Au pied de chacune des faces du socle se trouve une tête de putto qui craque son eau dans un grand bassin rectangulaire.
À chaque coin de ce bassin, un lion couché crache également de l’eau vers une vasque en forme de coquille.
En 1794, au début de la période française, la Vierge à l’Enfant échappe une 1re fois à la fonderie de canons grâce aux protestations des Liégeois. EN 1940, elle y échappe une 2e fois en étant cachée par les étudiants dans les caves de l’Académie des Beaux-Arts, à l’instar de la statue du Toré. Cette statue sera le point de fin du cortège de la Saint-Nicolas jusqu’aux années 1980 où elle est remplacée par le Toré.
Il existe d’ailleurs une tradition estudiantine qui consiste à aller chanter « Mareye Clap’ sabot » en posant un pied sur le pourtour de la fontaine en quittant le carré afin que la vierge bénisse le retour sain et sauf chez eux des guindailleurs.

14) Le Carré (un des plus vieux quartier de Liège, 1468)
Le Carré est un lieu-dit de la ville de Liège en Belgique. Il fait partie du quartier administratif du centre qui fait lui-même partie de la section de Liège. Le quartier est connu pour compter de très nombreux bras fréquentés essentiellement par les étudiants liégeois. Certains pavés du carré sont les restes de la cathédrale
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